La dysplasie de la hanche (DH/HD)

Le texte qui suit est une reproduction presque intégrale du texte du Berger Hollandais Club de France sur la dysplasie de la hanche. Voir “source” en bas de page.

Qu’est ce que c’est ?

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La dysplasie de la hanche, ou dysplasie coxo-fémorale est officiellement définie comme un “trouble du développement de la hanche qui engendre une instabilité de l’articulation”.

Cette définition ne tient pas compte du mode de transmission de l’affection qui reste mal connu. De même, l’importance des facteurs extérieurs sur son expressivité est imprécise.

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Lorsque la tête du fémur ne s’insère pas correctement dans l’acétabulum, on parle de dysplasie de la hanche, avec des conséquences importantes à moyen ou long terme (douleurs, arthrose, handicap).

Tableau clinique

Trois étapes sont généralement observées dans l’évolution de la dysplasie :

  • Animal jeune (jusqu’à 6 ou 7 mois) :
    • anomalie de la démarche (le chien court en mobilisant simultanément les deux postérieurs)
    • pas de douleur
    • croupe asymétrique en position assise
    • chien “paresseux”
  • Après 6-7 mois :
    • boiterie = douleur touchant un ou deux postérieurs
    • difficultés pour sauter ou monter un escalier
    • difficultés au relevé
  • Vers 10-11 mois :

L’hypothèse aujourd’hui majoritaire est celle d’une laxité anormale de l’articulation de la hanche chez le chien jeune. La mécanique de l’articulation s’en trouve perturbée. On aboutit à une sub-luxation, un étirement de la capsule articulaire et des ligaments et pour finir, à de l’arthrose. De nombreux facteurs extérieurs modifient l’expression des symptômes :

  • la présence de muscles fessiers puissants limite les dégâts
  • la suralimentation et une vitesse de croissance rapide favorisent l’évolution des symptômes
  • l’excès de calcium favorise la dysplasie
  • certaines fractures du fémur avec un mauvais alignement des rayons osseux peut favoriser l’expression d’une dysplasie
  • l’excès d’exercice est également un facteur défavorable

Quoi qu’il en soit et quelle que soit leur importance, ces facteurs ne peuvent être considérés que comme des facteurs favorisant l’expression d’une dysplasie sur un animal atteint.

Aspect génétique

On sait que la dysplasie coxofémorale est une affection héréditaire. Plusieurs gènes sont en cause. L’héritabilité de la dysplasie est moyenne (40%), ce qui signifie que la corrélation entre ce qui est concrètement observé (phénotype) et la “carte d’identité” génétique du chien est moyenne, d’où un problème pour trouver des méthodes d’éradication.

Dépistage

Chez le chiot

En théorie, un examen orthopédique permettrait de dépister la dysplasie dès âge de douze semaines. Dans la réalité, ces résultats sont peu fiables et difficiles à standardiser, car très dépendants de l’expérience du praticien. Un dépistage radiographique sur des chiots semble également peu fiable, car le nombre de faux négatifs risquerait d’être très important (diagnostic par défaut). Il semble donc qu’un diagnostic positif puisse être posé relativement tôt. Il faudra être plus patient pour les diagnostics négatifs.

Chez l’adulte

Les clichés radiographiques de dépistage chez l’adulte sont, eux, très bien définis. Le classement permet de placer chaque hanche dans l’une des catégories suivantes :

  • A = indemne de dysplasie
  • B = état sensiblement normal
  • C = dysplasie légère
  • D = dysplasie moyenne
  • E = dysplasie grave

A l’heure actuelle, même si elle ne fait pas l’unanimité, la détection radiographique de dysplasie coxo-fémorale présente un intérêt indéniable. On peut lui reprocher cependant de tenir compte uniquement de l’aspect radiographique du problème en négligeant la symptomatologie et la génétique du problème. C’est sans doute l’avenir…

Traitement

La mise en place d’un traitement est décidée en fonction de la gavité des symptômes présentés par le chien. Il n’existe pas de corrélation entre le stade radiologique de dysplasie et les troubles fonctionnels observés. Certains stades sont plus douloureux que des stades E.

Les buts du traitement sont les suivants :

  • réduction de la douleur (= traitement palliatif). Elle fait appel à des anti-inflammatoires.
  • réduction de la luxation : le traitement est alors chirurgical et dépend de l’âge du chien, de la configuration de l’articulation et du budget du propriétaire. Le recours à une prothèse totale de hanche donne d’excellents résultats

Source :
http://www.bh-cf.org/faq.php?lng=fr&PHPSESSID=d15c579bdea01124129b89b70d52296f

En élevage, en Suisse

En Suisse, les radiographies sont pratiquées sous anesthésie par un vétérinaire agréé, puis envoyées à l’une des deux commissions officielles de lecture (celle de Berne ou celle de Zürich). Le sujet radiographié doit être âgé de 15 mois au minimum.

Le règlement du Club suisse du chien-loup de Saarloos (CSCLS / SCSW) autorise la reproduction des sujets présentants des résultats A, B et C uniquement, les sujets de degré C ne pouvant être accouplés qu’avec des sujets de degré A.

Il est important de savoir que le résultat s’entend par hanche et non pas en moyenne (une hanche A et une hanche D excluent donc le sujet de l’élevage) !

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“Aimer les chiens, c’est aimer en eux ce que nous, les humains, avons de plus sûr et de meilleur ”

Madeleine Chapsal