Nos critères de sélection

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Tout éleveur se doit d’être vigilant dans le choix des futurs propriétaires des chiots qu’il fait naître. Vendre un chiot en sachant que l’adaptation que sa nouvelle vie va lui demander sera excessive est une aberration, autant pour le chiot concerné que pour le futur maitre !

Ceci est particulièrement vrai dans le cas du chien-loup de Saarloos, car, si la race a généralement beaucoup de succès aux yeux du grand public, bien s’occuper d’un chien-loup demande beaucoup de temps, de connaissances (ou d’envie de les acquérir), de motivation, de bonne volonté et de remise en question, ce qui n’est, il faut l’avouer, pas l’apanage de tout le monde.

Bien loin de souhaiter donner une image élitiste, nous nous devons d’être réalistes pour le bien-être de nos chiots. En plus d’exiger une grande disponibilité de la part de leur maître, les chiens-loups ont besoin d’un cadre de vie et d’infrastructures adaptés.

Savoir dire “non” lorsque l’on se rend compte que la personne que nous avons en face, si intéressée et sympathique soit-elle, risque bien de devoir nous ramener son chiot quelques mois plus tard est très difficile, mais fait partie des devoirs d’un éleveur diligent. Subir un échec avec un chien est une épreuve terrible, qui laisse des séquelles profondes (et pas seulement chez le chien !). Il est de notre responsabilité d’essayer, autant que faire se peut, d’éviter cela. Il ne faut pas oublier que dire “non”, pour l’éleveur, c’est aussi reporter la vente du chiot, avec les conséquences qui vont de pair. Ce n’est donc pas pour le plaisir de juger les gens ou par sadisme que nous refusons des ventes, mais bien dans l’intérêt de tous.

Chaque éleveur va privilégier certains points importants pour lui lorsqu’il s’agira de choisir les futurs acquéreurs de ses chiots. La perfection n’existe pas : il n’y a pas une seule manière de bien faire. Nous choisissons la transparence et exposons dans ce chapitre les critères principaux dont nous tenons compte. Nous restons toutefois toujours à disposition de ceux qui ne se retrouvent pas dans les critères décrits ci-dessous, et ouverts à la discussion. Nous ne prétendons pas détenir la vérité, mais certains aspects sont néanmoins primordiaux à nos yeux. Chaque chien est différent, chaque situation aussi, sentez-vous donc libres de nous contacter sans engagement pour partager vos questions avec nous.

Avoir au moins un autre chien

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Ou être disposé à en acquérir un second, en même temps que le chiot ou peu après (clause rendue contractuelle le cas échéant). La race n’a pas grande importance.

Idéalement, on recommande un chien du sexe opposé (les chiens-loups de Saarloos vivant très volontiers en couple) et d’une taille similaire, pour éviter des accidents de jeu et favoriser les possibilités d’interaction.

Il n’est pas nécessaire que l’autre chien soit un chien-loup ou un chien primitif, cela peut même être mieux d’opter pour une race posée et facile à éduquer et à socialiser, qui pourra aider le chien-loup à progresser, particulièrement dans le cas d’une première expérience avec la race.

Deux femelles non stérilisées de même âge sont à déconseiller, les chiens-loups femelles pouvant se montrer agressives avec leurs congénères entières en périodes de chaleurs. Nous ne vendons pas de chien-loup s’il est destiné à passer sa vie tout seul. Il s’agit du seul critère auquel nous ne dérogeons sous aucun prétexte.

Voir également, pour plus d’explications à ce sujet, le chapitre sur la solitude, dans la rubrique “à savoir”.

Avoir du temps

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Le chien-loup demande beaucoup de travail de socialisation et d’éducation, particulièrement durant les premières années. Il est préférable d’avoir du temps à disposition. Travailler à plein temps n’est pas le problème en soi, mais prendre un chien qui ne vit que pourvous (ou presque) et le voir deux heures par jour n’a pas réellement de sens à nos yeux.

Il faut penser que l’apprentissage de la propreté ne se fait pas tout seul et demande de la présence, surtout si le chien est destiné à partager la vie des occupants de la maison… Les cours de socialisation, puis d’éducation, se rajoutent aux promenades et aux sorties, ce qui représente plusieurs heures de bonheur par jour, à condition, justement, de les avoir ! Quand le chien, qui était pendant un temps la mascotte familiale, devient le fardeau que l’on sort “parce qu’il faut bien”, tout le monde est malheureux. Juger objectivement du temps que l’on peut consacrer à son chien fait partie des éléments à prendre en compte impérativement, avant tout projet d’acquisition d’un chien, quel qu’il soit.

Habiter à la campagne

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Beaucoup seront choqués par ce critère, très  peu appliqué par les éleveurs. Nous faisons le choix (contesté et contestable) de ne pas recommander l’acquisition d’un chien-loup de Saarloos aux citadins. Ceci parce que le mode de vie trépidant de la ville n’est, selon nous, absolument pas adapté à la race.

Même s’il est évident que le chien-loup peut tout à fait s’habituer à vivre en plein centre ville, ce n’est pas ce que nous souhaitons pour nos chiots. Le stress ambiant, les bruits, la pollution et le bitume des trottoirs comme lieu de sortie ne correspondent pas à notre vision du bonheur canin. Toutefois, être domicilié en bordure d’une ville, avec la possibilité de rejoindre facilement des espaces verts, peut constituer un très bon compromis.

Etre unanimes dans la décision d’acquisition

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Lorsque l’on choisit d’acquérir un chien, tous les occupants du foyer doivent être d’accord. Gardant à l’esprit les problèmes qui peuvent se poser pour les heureux propriétaires d’un chien-loup (salissures, destructions matérielles etc ), il va de soi que les deux membres du couple (ou tous les membres de la famille lorsqu’il y a des enfants) doivent être d’accord.

Accepter de prendre un chien-loup pour son conjoint, tout en étant opposé à l’idée en son for intérieur, c’est aller vers une crise prévisible lorsque des problèmes surviendront. En plus de devoir gérer les ennuis éventuels, il faudra composer avec les revendications du conjoint qui n’était pas favorable à l’acquisition du chien-loup, avec les conséquences parfois difficiles que cela peut avoir…

Un chien-loup demande beaucoup de patience et l’on ne peut se permettre que l’un des membres de la famille développe de l’animosité à son égard. Il faut aussi se souvenir que le chien-loup a tendance à choisir l’humain duquel il se sent le plus proche, et qu’il arrive (pas si rarement) qu’il ne s’agisse pas de celui qui l’a voulu au départ !

Autres critères

Ci-dessous, vous trouverez une liste de critères conseillés, habituellement pris en compte comme étant préférables pour assurer le bien-être d’un chien-loup de Saarloos. S’il est idéal d’en remplir une majorité, aucun des critères mentionnés ci-dessous n’est, à lui seul, un réel motif de non-attribution d’un chiot de notre élevage.

Vivre en maison
be332e2d-93e7-c354-0900-1ec523178a23Même si l'appartement au 3ème sans ascenseur n'est vraiment pas à considérer comme une situation idéale (surtout durant les premiers mois, entre la croissance qui oblige à porter le chiot dans les escaliers et l'apprentissage de la propreté qui nécessite de nombreuses sorties parfois immédiates), mieux vaut vivre en appartement et remplir de nombreux autres critères, plutôt que vivre en maison et ne jamais être présent pour ses chiens
Avoir un jardin
bef6f031-e08e-c174-714c-32a0f1a7d149C'est effectivement un avantage non négligeable, qui facilite grandement les sorties hygiéniques. L'idéal est un jardin clôturé, qui permet de laisser le chien se dégourdir les pattes confortablement dans un espace bien à lui.
Par contre, dans l'absolu et à choisir, un chien-loup est plus heureux avec son maitre dans un petit appartement que seul dans un grand parc !
Avoir de l'expérience préalable avec une autre race
8847ce50-3280-84f4-7525-de28335cb976On dit souvent que prendre un chien-loup de Saarloos comme premier chien n'est pas une très bonne idée.
Personnellement, nous pensons que la motivation et la volonté d'apprendre et de bien faire sont une meilleure base. Avoir eu un autre chien ne donne pas le mode d'emploi pour réussir avec un Saarloos, bien au contraire : on croit souvent, à tort, savoir à quoi s'attendre et on assiste à un effondrement global de ses certitudes (oui, je confirme, c'est du vécu) !

Avertissement

Correspondre à tout ou partie des critères susmentionnés ne signifie en aucun cas que l’obtention d’un chiot est assurée, et ne donne pas la priorité sur une portée ! Nous nous réservons toujours le droit de refuser la vente d’un chiot (sans avoir à en justifier les motifs). Consulter nos conditions de vente !

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” On se demande parfois si la vie a un sens, et puis on rencontre des êtres qui donnent un sens à la vie. “